Voici comment tromper votre cerveau pour perdre durablement du poids

Vous avez déjà tenté un énième régime avant l’été, convaincu que cette fois, c’était la bonne ? Et quelques semaines plus tard, non seulement les kilos sont revenus, mais ils ont même ramené des copains ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Et surtout, ce n’est pas (entièrement) votre faute. Derrière cet éternel effet yo-yo se cache un acteur discret mais redoutable : votre cerveau, et plus précisément son centre de commande énergétique, l’hypothalamus.

Ce petit chef d’orchestre veille à ce que votre corps reste dans une fourchette de poids jugée “normale”. Problème : il n’a pas bien intégré que vous avez accès à des placards pleins et non à une savane aride. Dès que vous perdez du poids un peu trop rapidement, votre organisme entre en mode panique : baisse du métabolisme, hausse de l’appétit, ralentissement des mouvements inconscients (vous savez, cette jambe qui s’agite toute seule). En gros, votre corps pense que vous traversez une famine… alors que vous essayiez juste de rentrer dans ce jean oublié.

L’ennemi, ce n’est pas la gourmandise

Le Dr Michel Desmurget l’a vécu : après plusieurs régimes protéinés, il a tout repris. Frustration, culpabilité, perte d’estime. Et une même conclusion : les régimes stricts ne fonctionnent pas sur le long terme, car la volonté est une ressource limitée. Cela a d’ailleurs été prouvé par une expérience étonnante : deux groupes de personnes confrontés à des gâteaux au chocolat. Ceux qui devaient résister ont échoué plus vite à un exercice intellectuel, simplement parce que leur énergie mentale avait déjà été entamée par la privation.

Ajoutez à cela les circuits de la récompense (merci la dopamine) et ceux de l’habitude (bonjour les automatismes), et vous comprenez pourquoi il est si difficile de rester sur la voie d’une alimentation équilibrée. Un coup de fatigue, un petit stress, et vous voilà face au frigo à chercher une consolation crémeuse ou croustillante.

Petits pas, grands effets

Face à ce constat, deux écoles s’affrontent. Sandra Aamodt a choisi de faire la paix avec son corps : manger en pleine conscience, écouter ses signaux de satiété, comprendre pourquoi elle mangeait (ennui, culture, émotions), et surtout ne plus culpabiliser. Résultat : un poids stable retrouvé sans combat intérieur permanent.

Michel Desmurget, lui, a opté pour la stratégie du ninja : modifier ses habitudes progressivement, sans alarmer son cerveau. Moins de sucre dans le café, des portions légèrement réduites, un peu plus de marche au quotidien… bref, tromper son cerveau en douceur, jusqu’à perdre 50 kilos en quatre ans, sans choc ni frustration.

Les deux s’accordent sur un point : oubliez les privations violentes et les séances de sport punitives. Ce qu’il faut, c’est de la constance, de la bienveillance envers soi-même, et surtout, arrêter de croire que notre corps est notre ennemi.

Mieux vivre avec soi… et son assiette

Au fond, ce que ces deux scientifiques nous rappellent, c’est que notre corps cherche avant tout à nous protéger. Ce qu’il faut, c’est cesser de lutter contre lui, et apprendre à dialoguer. Se reconnecter à ses sensations, bouger un peu plus, manger un peu mieux. Ce n’est pas une guerre, c’est une cohabitation.

Et puis soyons honnêtes : investir son énergie dans des relations harmonieuses, une carrière épanouissante, ou un moment de complicité avec ses enfants, c’est quand même plus gratifiant que de s’acharner à vouloir perdre 3 kilos pour un mariage en juin.

Alors oui, maigrir durablement, c’est possible. Mais pas contre votre cerveau. Avec lui. Pas à pas. Et surtout, sans se priver de vivre.

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